Veillée du 27 janvier 2015

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Durant mon enfance (j’ai grandi en Dordogne) un vieux, très vieux voisin me racontait les veillées de sa jeunesse, ces moments où tous ceux du hameau, tous, se réunissaient à la tombée de la nuit pour casser des noix, affûter des piquets, etc. mais ce travail en commun n’était qu’un prétexte à la conversation, à l’échange. Lui qui était si vieux, qui avait tant vécu, tant vu me parlait de ces veillées avec émotion et nostalgie : « On s’y parlait vraiment, on s’y écoutait vraiment. J’ai jamais plus connu ça. » 
Le 27 janvier à la Boîte à Jouer, de 20 h.30 à 22h.30, lors de cette première au nom du père, la veillée, on s’y est parlé vraiment, on s’y est écouté vraiment. La vingtaine de personnes qui était là ne se connaissait pourtant pas mais la proposition artistique, entre récital et monologue, de Marc Delmas était si émouvante, si forte, touchante et drôle,oui  si drôle que nous nous sommes sentis en confiance. Marc a été si généreux que nous ne pouvions que l’être nous aussi.
 Il  y eût beaucoup de belles réponses à cette question : « Qu’est-ce qu’être père aujourd’hui ? ».
Merci à lui, donc, et merci à toute l’équipe de la Boîte à Jouer de nous permettre cela, merci à Brigitte Collet, Adjointe au Maire de Bordeaux en charge de la petite enfance et de la famille, de sa présence tout comme merci à Christian Lambert et Walass, artistes associés à d’autres veillées et qui étaient là pourtant pour cette première,  merci  à la crèche Jardin d’Hortense, structure partenaire, d’avoir été là aussi. Et puis merci à tous ceux, toutes celles qui ont eu la curiosité de venir… oh oui, merci. Le 27 janvier 2015, à la Boîte à Jouer, de 20h.30 à 22h.30, on s’est parlé vraiment, on s’est écouté vraiment, n’est-ce pas ? Je pense à mon vieux voisin, je pense à lui et je comprends ce qu’il voulait dire. Il reste quatre veillées. Cela promet. »  
Renaud Borderie, fin janvier 2015.